On s’la r’fait, moins crispés…
Et bien oui, ça faisait vraiment trop juste de repartir le 3 octobre alors on a annulé le retour en cargo… Ce mois de septembre a été très pluvieux et nous n’avons pu faire que 4 expériences. Il nous en reste 5 autres que nous essayerons de faire en octobre. Nous rentrerons donc finalement par avion le 27 – Arrivée prévue à Paris le 28 à 16h10.
Sinon, nous avons passé nos vacances à Bagacès, dans la maison du projet pour travailler sur la rédaction des articles et l’analyse des données. Donc rien de bien palpitant à raconter…
Bisous à tous.
Le retour...
Écrit par Helene
Bon et bien les choses semblent s'affiner en ce qui concerne notre retour en Europe... Enfin! Après de nombreuses recherches, discussions, réflexions, interrogations, nouvelles recherches, nouvelles discussions... , nous devrions quitter le Costa Rica le 3 octobre et toucher le sol européen le 17 du même mois, à Anvers. La durée du voyage s'explique par le fait que, si tout va bien, nous rentrons en cargo! Aircomet, la compagnie « low cost » que nous avions prise à l'aller a coupé tous ses vols avec le Costa Rica jusque décembre et nous a dit que "si dieu le veut" les vols reprendront en janvier 2009... Du coup, quitte à payer un prix fort, autant en profiter pour voyager sur l'eau, en observant dauphins et baleines, au rythme des couchers de soleil éblouissants!
Sinon, le soleil est de retour, au moins la journée, et nous travaillons bien. Il ne nous reste que 6 expériences !
Bisous à tous.
Pas de tortue
Écrit par Helene
Il a plu, il pleut, il pleuvra… (mercredi 3 septembre, 9h)
Les conditions météo ne nous ont pas permis d’aller jusqu’aux plages du Pacifique voir l’arribada des tortues. Avec le temps qu’il a fait, pas question non plu de prendre la moto pour aller voir autre chose, alors nos vacances se sont passées à Bagacès. Le premier jour, nous sommes allés dans une ferme assez reculée (sans eau courante ni électricité) pour aller chercher un cochon qui allait nous nourrir tous (une dizaine de personnes) pendant les prochains jours. C’était vraiment enrichissant de découvrir une autre façon de vivre au Costa Rica. Les fermiers chez qui nous sommes allés chercher le cochon, qui pour un européen n’auraient vraiment pas grand-chose, semblent bien plus heureux que la plupart d’entre nous. Ils vivent pieds nus, la pièce principale est complètement ouverte et le sol est en terre (qui par endroit est bien boueux avec le temps qu’il fait) et tout ça entre les poules, les chiens et les chats qui circulent librement. La cuisine se fait au feu de bois (et on découpe le bois à la tronçonneuse sur place !). Les cochons qui labourent littéralement les abords de la maison (j’ai perdu ma claquette en arrivant dans 30cm de boue…) vont et viennent également pas loin de cette pièce à vivre multifonctions. Et ses habitants nous ont accueillis comme des amis de toujours, très chaleureusement, ont partagé avec nous quelques fruits fraîchement cueillis et nous avons partagés avec eux les premiers morceaux du cochon. Alors que les plus courageux « s’occupaient » du cochon, les autres (dont moi…) apprenaient avec la maîtresse de maison à faire à la main des galettes à base de farine de maïs (le pain d’ici). Tout ceci était bien sûr très bien arrosé.
Et oui, nous avons tellement bien travaillé ce mois que nous avons pu faire une petite escapade de 24h à Cano Negro (prononcer Cagno Negro). C’est un refuge national qui contient plusieurs milliers d’hectares de marécages et de rivières (voir photo ci-contre), ce qui attire une grande concentration d’oiseaux. C’est un joli mélange entre le Parc National Palo Verde (le parc où il y a plein d’oiseaux et où nous sommes pas mal allés au début de notre séjour ici) et de Tortuguero (que nous avons découvert pendant nos vacances en famille). La saison des pluies est la mauvaise saison pour visiter Cano Negro car les spectaculaires concentrations d’oiseaux y ont lieu en été. Nous étions donc les seuls touristes de ce beau petit village bordé d’eau. Et bien nous n’avons pas été déçus. Nous avons pu observer pas mal de bêbêtes et même certaines de très près. Vous pourrez voir dans la galerie que j’ai mitraillée les martins pêcheurs qui étaient peu farouches.
Eau translucide, soleil éclatant, plages sauvages… Voici les trois principales caractéristiques retenues de l’archipel caribéen Bocas del Toro, au Panama. Il n’y a pas grand-chose à y faire à part prendre son temps, le soleil, bien manger, plonger ou se balader en « lancha » (bateau à moteur qui vole littéralement au dessus se l’eau lorsque l’on titille un peu l’accélérateur, ce que les panaméens semblent apprécier…). Nous avons donc suivi la marche à suivre… Nous avons pu voir des dauphins d’assez près (mais du bateau bien sûr !, il n’y a que dans les films ou à Marineland qu’il n’est pas dangereux de nager avec eux…), Pau a fait deux plongées en bouteille et moi pas mal de snorkeling. L’eau était tellement claire que je pense que j’ai pu profiter autant que les plongeurs des beaux fonds (récifs coralliens immenses et multicolores) et des jolis poissons.
Bon bon bon, ne vous alarmez pas, tout va très bien ! Il paraît que les dernières nouvelles ont lancé un vent d’inquiétude sur les fidèles de somosmonos… Il est vrai que la saison des pluies rend les choses plus difficiles mais il ne faut pas oublier que nous vivons toujours comme des privilégiés, entourés d’une nature toujours plus belle ! Niveau boulot, c’est un bilan très léger à 4 jours de terminer le mois : 4 expériences en tout et pour tout mais nous espérons encore pouvoir en faire trois de plus d’ici le 26 (et oui vous voyez bien que l’optimisme ne nous quitte pas !).
La saison des pluies bat son plein et le terrain se fait de plus en plus difficile. Je pense que si nous avions découvert le Costa Rica et les capucins à cette saison, nous aurions peut-être capitulés...
De nouvelles photos ont été ajoutées à la galerie... D'autres sont encore à venir... J'ai du mal à me mettre à jour dans le tri, trois semaines de photos ce n'est pas rien!
Sinon, un très joyeux anniversaire à Mimi!!! On pense fort à toi!