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Nous voici bien reposés après ces quelques jours de vacances que nous avons passées au Nord-Ouest du Costa Rica. Nous pensions aller visiter le Parc National de Santa Rosa mais nous n’y avons passé que quelques heures. Le seul moyen de rester sur place était de camper et faute de place sur la moto, nous n’avions pas pu emmener la tente… (Nous avions déjà pris les palmes, tubas et masques ainsi que nos affaires pour 5 jours, l’appareil photo…, tout ceci faisant déjà une belle montagne sur le porte-bagage !). Selon le garde du parc, il n’y a pas de logement dans le coin, à part un lodge super classe à Cuajiniquil, un village à une quinzaine de km…
Nous sommes quand même entrés dans le parc et avons essayé de nous rendre jusqu’à « LA » plage Naranjo, très réputée, apparemment exceptionnelle ; mais pour la première fois notre moto n’a pas pu assumer le chemin qui ressemblait plutôt à un terrain de cross… Après 1h d’essai, soit 3 ou 4 km (sur 15 qui menaient à la plage), nous avons donc fait demi-tour. Ne sachant pas trop quoi faire (nous n’avions rien organisé), nous sommes allés vers Cuajiniquil et au lodge super classe (hors de nos moyens), on nous a indiqué des cabinas tenues par un italien. Nous nous sommes posés là, au départ pour une nuit seulement mais nous avons rapidement changé d’avis en découvrant les environs.
Cuajiniquil doit en effet être le dernier endroit du Costa Rica où le tourisme n’est pas encore arrivé. C’est un village de pêcheurs très calme dans un cadre paradisiaque. A quelques kilomètres, on trouve la baie de Junquillal, une plage de sable fin de plusieurs km que nous avons eu pour nous tout seul toute une journée et où nous avons pu voir notre première tortue de mer (énorme !) qui est venu barboter le long de la plage; il y a aussi la partie nord du parc de Santa Rosa, appelée Parc Murcielagos, par lequel on accède aussi à des plages de sable blanc d’une finesse incroyable (et désertes), des baies bordées de Mangrove avec en arrière plan les montagnes.
Le village proprement dit était aussi très beau. Nos cabinas donnaient directement sur un petit estuaire et la maison était les pieds dans l’eau, ce qui nous a permis des réveils avec des paysages extraordinaires accompagnés de centaines de chants d’oiseaux (et surtout les perroquets dont la mélodie n’est pas la principale caractéristique…). Nous sommes allés en mer avec des pêcheurs pour les voir déposer un filet et le lendemain matin, nous sommes allés avec eux récupérer le poisson. C’était une petite pêche apparemment mais nous avons quand même eu le droit à notre poisson frit fraîchement pêché pour le petit déjeuner, accompagné de riz, de bananes et de haricots rouges (on s’est habitués très vite à déjeuner comme les ticos), c’était succulent !
Pour les petites anecdotes des vacances, et bien Pau, qui a toujours autant de chance, s’est enfoncée une énorme épine sous le pied le premier jour de plage… Heureusement, le gardien du parc connaissait la technique pour l’enlever avec une autre épine de la même espèce, technique apparemment douloureuse mais très efficace. La moto non plus n’a pas trop apprécié la végétation du bord de mer puisque le lendemain matin, nous l’avons trouvée le pneu avant à plat… C’est super d’être loin de toute civilisation, jusqu’au moment où il vous arrive ce genre de truc… Heureusement, dans un village il y a toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a un cousin qui sait bien réparer les vélos et donc sûrement aussi les motos… Cela a pris quelques heures mais finalement assez vite, sans avoir besoin de déplacer la moto, nous avons eu notre roue réparée pour un peu plus de 2 euros. Nous sommes allés fêter cela avec un bon petit déjeuner (toujours riz, haricots, poisson et bananes) et au moment de repartir, la roue était de nouveau à plat. Nous avons réussi a retrouvé le réparateur de vélo qui nous a une fois de plus bien dépannés en rebouchant les 6 trous qu’il y avait dans la chambre à air ! Et oui nous n’avions jamais crevé et nous en étonnions souvent vu l’état des routes ici, et bien 6 fois d’un coup ça rattrape vite le coup !
J’ai encore écrit un roman… Pour finir, nous avons aussi vu de tout tout près nos premiers ratons laveurs qui venaient manger les gamelles des 15 chats de l’italien chez qui nous dormions… Encore un beau spectacle !
A bientôt, gros bisous à tous.
PS : Quelques photos pour illustrer tout ça dans la galerie. Et j'ai failli oublier, nous avons aussi vu nos premiers atèles (singes araignée); ils sont timides et rares et sont donc bien plus difficiles à voir que les hurleurs ou les capucins; on était très contents! |